Tout à commencé suite à l'écoute du Posdcast "Marketing à l'écoute" sur l'impact de la RFID sur la société.
Harold Boeck, professeur de marketing à Sherbrooke. Il aborde l'innovation du miroir magique développé par l'entreprise IconNicholson. A ce sujet, j'ai trouvé un article complet mais datant de janvier 2007 . Le concept, baptisé "Social Retailing", combine l'utilisation d'un miroir, d'un écran tactile, la technologie RFID avec Internet et les médias sociaux. L'objectif est d'essayer les vêtements virtuellement sur un miroir et d'obtenir l'avis de ses amis en temps réel. J'ai trouvé cette idée génial au premier abord. L'article évoquait aussi un futur prometteur à cette technologie. Mais finalement, le concept n'a pas l'air d'avoir eu le succés attendu, je n'en ai jamais entendu parlé alors que le concept date de 2006. J'ai donc essayé de comprendre les raisons de cet "echec"...
Quelques hypothèses :
- Prix élevé: représente une charge fixe élevé, surtout pour les petites surfaces de vente
- Nécessite un travail long et coûteux en amont : modélisation 3D de toutes les collections
- Les consommateurs ne sont pas réceptifs. C'est vrai, pour ma part, le shopping est un loisir, je me vois mal le virtualiser. A l'heure du marketing authentique encourageant l'expérience, ce concept virtuel est-il en adéquation avec ces nouvelles tendances ? L'offre ne créé par forcément la demande... Certes de plus en plus de consommateurs achètent sur Internet. Mais lorsqu'ils se déplacent pour acheter, ils restent attachés à l'acte d'achat traditionnel.
Le Social Retailing grâce au miroir magique n'a donc apparemment trouvé aucun réel débouché.
Par ailleurs, en faisant des recherches à ce sujet, j'ai trouvé le projet de U-boutique, développé par un étudiant en Polytechnique. "U" (Ubiquitous-commerce) car il s'agit d'un savant mélange entre commerce traditionnel et e-commerce ou comment insérer les TIC à l'authenticité souhaitée par les shopping addicts ? Ce service me semble être plus pertinent, notamment pour la VAD qui lutte actuellement pour garder ses parts de marché face aux pure players du e-commerce.
- Reproduire virtuellement les interactions entre le client et le produit : l'exemple de la Camif qui permet l'essayage virtuel de ses matelas.
- Compléter l'offre limitée traditionnelle de la boutique par l'offre plus large de l'enseigne et créer la longue traîne ( cf Amazone qui propose une large gamme références, même celles dont la participation au CA est infime).
- Concept multicanal : sur le lieu de vente, le consommateur peut essayer et acheter ses produits, mais pourra aussi visualiser les produits complémentaires sur des écrans intéractifs et les commander pour les recevoirchez lui le lendemain. Hors du lieu de vente, il y aura bien sur Internet, mais aussi les mobiles (grande tendance du e-commerce future)
- Proposer des nouveaux services : un service boutique 24h/24 permettant de retirer son colis, la possibilité de payer grâce à son mobile (projet ERGOSUM) où grâce à la technologie RFID...qui sera présente dans notre corps dès notre naissance si on en croit la vidéo de Emile Ogez sur le futur du web... ;-) (je délire mais sait on jamais !).
"Le chaland perçoit de la rue une boutique classique animée par un sol interactif amusant et rarement vu dans les autres boutiques. Il est attiré et entre.
Lorsqu’il pénètre dans la boutique, il traverse ce sol interactif qui le guide vers une hôtesse virtuelle. L’hôtesse l’accueille, lui présente la boutique et l’invite à parcourir l’offre 3Suisses.
Un écran géant permet de présenter toute l’offre 3 suisses pour compléter l’offre boutique : les produits sont présentés en taille réelle, ils sont manipulables simplement et à volonté par le client via une table interactive. L’offre 3 suisses est présentée dans « la galerie 3suisses » : un ensemble de boutiques présente les produits, le client déambule virtuellement dans des boutiques thématiques ou dans une boutique adaptée à sa recherche précise (ex : le client recherche un pantalon, une boutique lui présente alors tous les pantalons 3Suisses).
Une fois qu’il a trouvé un produit qui lui plaît, il peut le visualiser en défilé taille réelle et l’apprécier en mouvement. Il peut également profiter d’un miroir magique qui lui permet de visualiser le produit sur lui, alors que le produit n’est pas en boutique. Le client peut compléter sa parure par des accessoires (chaussures, sacs à main, ceintures, …) présentés également en taille réelle et en relief sur un écran adapté. Il les manipule simplement en effectuant des mouvements de la main.
Une fois sa sélection faite, il peut commander l’ensemble des produits, dont il connaît la disponibilité. Les produits disponibles sont livrés en 24h.
La boutique possède 2 entrées : une entrée directement dans la boutique, une entrée via une zone ouverte 24h/24, 7j/7. Le client retire son colis quand cela l’arrange en utilisant la consigne automatique mise à sa disposition dans la zone24h/24 ; il a reçu un SMS lui indiquant que son colis est arrivé et lui précisant le code à saisir pour ouvrir la consigne. Lorsque la boutique est ouverte, il peut utiliser les cabines d’essayage pour essayer ses articles. Il peut les retourner via la consigne automatique.
Dans la zone 24h/24, il peut également utiliser une fenêtre interactive simple d’utilisation, où par simple contact avec le doigt, il découvre l’offre et les services 3 suisses présentée de façon dynamique (par exemple : un catalogue numérique ; il en tourne les pages de façon tactile, il clique sur les produits pour les voir s’animer (défilé, 360°, 3D, …)."
Ce projet mêlant les attraits du shopping authentique et virtuel me semble plus adapté à la demande. A quand la première U-boutique ? Certains ont déjà commencé, quelques exemples récents :
- La cabine d'essayage virtuelle de la boutique PRADA à New york (et le miroir magique !!)
- Vitrine intéractive chez Hard Rock Café
- Métro avance vers "le magasin de demain" grâce au RFID



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